Les week-ends se suivent et ne se ressemblent pas!
Après un week-end marhajastan (comprenez marathon + rhajastan), nous aspirons à de l'aventure à rythme humain. la journée de samedi a donc pris une allure très différente de la semaine passée.
déja, on a fait la grasse mat (5h50 du mat')
ensuite, on a pris le train
du moins, nous avons essayé d'en prendre
entre les revendeurs de billets véreux, les indiens surexcités prêts à t'écraser pour pouvoir s'asseoir et la puanteur et saleté ambiante... fabuleuse expérience
les trains filent (vitesse maximale = 50 kilomètres / heure, atteinte uniquement dans les gares, là où les rails sont les plus récents… ), portes coulissantes grandes ouvertes, les
voyageurs se tenant à ce qu’ils peuvent afin d’éviter que, bousculés par la foule massée à l’intérieur, ils ne finissent éjecter sur les rails.
Pourquoi laisser les portes ouvertes ? Il fait 40 degrés ce week end à Mumbai… et personne n’oserait fermer une porte tant cela serait synonyme d’asphyxie générale.
Nous arrivons à Neral, où la queue pour prendre le train montant à Matheran est si longue que nous renonçons et prenons un sherout (taxi collectif). Entassé dans une bagnole, nous nous laissons emporter vers le plateau.
Huit cent mètres plus haut, à l’ombre des arbres pullulant de singes (franchement pas sympathiques), nous nous sentons bien, frais comme des gardons, et prenons la décision de faire le tour du plateau à pied. 30 kilomètres… ça devrait être gérable. Après tout, il n’est que 9h du matin.
Nous ne ferons que dix minutes de marche. En effet, nous n’avions pas pris en compte certains détails rassurants :
- il y a des glissements de terrain partout et le chemin est dévié par deux fois parce qu’il a été emporté (ça me rappelle d’excellents souvenirs, j’en mène très large du coup) ;
- alors que je marche en tête dans une clairière (soleil de plomb), je regarde, béate, un serpent vert (trois mètres de long, dix centimètres de diamètre) traverser à 15 mètres devant nous ;
- demi-tour décidé à l’unanimité et sans concertation… c’est simple, nous avons redescendu la colline escaladée en dix fois moins de temps qu’il nous a fallu pour la monter… et :
- nous décidons de louer des chevaux (pas question de traîner nos guêtres ici-bas)
bon, alors ce que je peux vous dire, c’est que j’ai déjà fait du cheval mais clairement, mon corps ne s’en souvient pas. En témoigne ce mal au bas de fesses et à l’intérieur des cuisses qui donne à ma démarche un je-ne-sais-quoi de très très ridicule aujourd’hui.
Moment extra ; nous sommes quatre sur nos chevaux.
Dès que cyril tente de faire trotter son cheval, le mien part au galop. Génialissime quand on sait que l’on est sur des sentiers pierreux, que nous n’avons ni bombes, ni rien pour nous protéger et que l’équilibre de la selle est relativement sommaire ;-)
Le tour est très très sympa, notre guide patient et diligent. La brume ambiante causée par la chaleur et l’humidité, rend toute photo inutile. Nous profitons donc du bonheur et plaisir d’être entourés de paysages dignes de la death valley…
Nous tentons tant bien que mal d’échapper à l’intérêt des singes. Ces charmantes bestioles ont le chic pour repérer tout objet les intéressant, de se passer le mot et d’arriver et sifflant et grinçant des dents à 15 autour de nous… bon, on ne vous racontera pas les réactions des uns et des autres, c’est plutôt comique et surtout très très ridicule (courage, enlaçons-nous !!!!)
Après une pause pour recharger les batteries, somnoler, marchander, reparir en dada, c’est déjà l’heure de descendre. Et là, le spectacle commence.
Il faut dire que le petit train de Matheran fait partie de ces merveilles, totalement exotiques, que l’on découvre de manière inopinée… un train pas comme les autres. Un « toy’s train » certes, mais qui fait le tour de la montagne, toujours à flanc donc surplombant 800 mètres de vide pendant un long bout de temps au début, avant d’entamer (très lentement…. 2 heures pour faire 30 kilomètres) sa descente. Tout comme dans les trains « à plat », les gens se suspendent aux portes de wagons, aux châssis situés entre les wagons, s’assoient aux fenêtres… peu sensibles aux centaines de mètres de vide qu’ils ont sous les pieds et où une simple bourrasque, ou un simple coup de frein pourrait les précipiter.
Pour notre part, nous attachons solidement nos affaires afin d’éviter que les singes (qui continuent à apparaître au moment où on les attend le moins) ne rendent la fin de l’épopée amère… et nous sommes calmés par la beauté et majesté du paysage.
J’avoue, j’ai craqué et ai fini par m’endormir, malgré la présence de ce paysage inouï sous les yeux…
Le reste un peu plus tard….








Vendredi 2 novembre, le plateau de Castelviel est à
l'honneur. La marche d'approche est un peu casse-cou (jolie cheminée au programme... voire un peu plus quand on ne sait pas lire un topo... sans commentaires!)
