3ème jour de trek
Nous quittons notre champ de bouses pour poursuivre la descente (c'est toujours très pernicieux, ce genre de descente). Genre, on a l'impression que ça va être une journée bien tranquillou.
ET en réalité, ça descend, ça remonte de 100 mètres, ça descend encore des plombes, puis ça remonte de 100 mètres. Ainsi de suite sur 16 km!!! Une vraie partie de plaisir ;-)
Heureusement, cacaoyers, régimes de banane, agrumes et autres plants de café étaient assez présents pour nous distraire.
Ce midi-là, j'ai "craqué". Jusqu'alors, je n'avais pas dit aux israéliens que potentiellement j'étais israélienne et que je parlais hébreu. Je m'amusais ainsi à les écouter trasher: sur le guide, la bouffe, les tentes, etc.. sans les détromper dans leur croyance naïve qu'ils étaient les seuls à se comprendre!
Nir est un peu tombé des nues en apprenant ça : "elle nous espionne depuis trois jours!!!!" a-t-il dit en rigolant aux trois autres. Heureusement - et très étonnamment - mes quatre compatriotes avaient été relativement discrets sur ce qu'ils pouvaient penser des membres du groupe (ça ne daubait pas trop).
Ce soir-là, Marion, PIerric, Alex et moi avons fait pété la bouteille (et même les bouteilles) de vin. Sans parler de quelque nostalgie, nous avions juste envie de savourer quelque chose qui ne s'appelait ni riz, ni patates, ni maïs!!!
Cette nuit, à la Playa, nous étions tous relativement égayés. Mais personne ne l'a été autant qu'EDWIN, notre cher guide... qui le paya durement le lendemain... ET pous cause: nous n'avions plus de guide le 4ème jour
La blague!!!