RHHHHAAAAA !
Encore plus belle en réalité que sur les photos que j'avais pu voir d'elle.
Elle est arrivée comme une vague blanche, dans une tunique écru vaporeuse. Cette irruption de clarté, fendant l'orchestre si noir, si obscur dans ses parures de scène, était surprenante, dérangeante. Toutefois, le sentiment de malaise s'estompe rapidement, lorsqu'elle se tourne vers nous, public, et sourit. Fraîcheur, joie évidente de partager ce moment avec nous.
Et dès lors, je n'ai pu quitter des yeux ce visage angélique. Au point de constater que cette fascination agissait presque comme un filtre et que je ne percevais la musique que de façon 'indirecte'.
'RHAAAAAA, t'es trop belle, mais comment je fais, moi, pour écouter maintenant ?'
Question totalement inutile.
Mon expérience en concerti pour piano est mince. Cependant, je ne crois pas avoir eu auparavant, une impression semblable : comme si, par un charisme naturel, le soliste impose son interprétation à l'orchestre l'accompagnant. Cela se marque d'autant plus qu'Hélène Grimaud marque très fortement les nuances, suivie dans chacun de ces mouvements par les autres instruments.
Interprétation très tempétueuse de Beethoven. Donc très juste, selon moi. Et excellente direction de David Zinman.
Pour en savoir plus sur ce concerto pour piano n°4 en sol majeur, opus 58, cliquez ici.