Cet article est dédié à ma superviseuse sans qui ce qui va suivre aurait été l'objet de nombreuses tractations entre mon cerveau (notamment sa partie un peu radine), mon portefeuille, le pèse-personne, la glace et mon amoureux.
En bref : merci Cécile. Grâce à toi, tout le monde se porte pour le mieux dans le presque-meilleur des mondes. Et nous pouvons clamer haut et fort (par nous, j'entends naturellement toute l'équipe) qu'à défaut d'avoir un esprit sain, nous tentons tant bien que mal de maintenir le corps à un niveau sain lui aussi !
D'ailleurs, Cécile : si tu pouvais cartonner à la compétition qui a déjà commencé, ça m'arrangerait. Je serais très peinée de devoir redresser l'honneur et le rang de notre corps l'an prochain !
;-)
Revenons à Tokyo.
Contrairement à l'an dernier, où nous vivions et travaillions sur des plateformes... Cette année, nous sommes incroyablement terre à terre !
Plusieurs exemples : l'an dernier, en sortant de l'aéroport, une navette nous avait déposés dans un palace. Situé sur une plateforme. Laquelle donnait sur une station de métro aérien. Que nous empruntions matin et soir pour nous déplacer au bureau, lui-même situé sur une plateforme.
Cette année, une charmante navette (identique) nous a déposés devant un palace... dans lequel nous ne logions pas. Puis nous avons, valises à la main, parcouru 15 minutes à pied. Jusqu'aux apparts-hôtels qui nous tiennent lieu de résidence durant deux mois.
Ces fameux apparts-hôtels étant situé à 20 minutes à pied du bureau, nous effectuons chaque matin/soir le trajet à pied.
Le chemin matinal (et vespéral) nous conduit à travers le marché aux poissons. Tsukiji est en effet le lieu dédié au commerce de tous les produits de la mer - pour Tokyo et sa région. Il est même une curiosité touristique à lui tout seul : les visiteurs se lèvent même à 4 heures du matin pour pouvoir assister à la criée !
Donc ce lieu - fantastique de charme et de poésie - se situe à moins de 500 mètres de notre lieu de villégiature. Gare à la marmotte qui, souhaitant aérer sa chambre, trouve en rentrant une odeur de poisson à en vomir...
La la la la la la (sur un air de schtroumpf lala) ... Délicatesse avant tout !
Tous les matins, notre cortège se faufile donc à travers un dédale de ruelles, toutes bordées de part et d'autre par des échoppes regorgeant de produits de la mer. Très appétissant, surtout le matin, après le petit déjeuner. Et, de même qu'à Rungis les chauffeurs s'offrent un steak à 7h... et bien à Tsukiji, les japonais se font des poulpes à 8h !!!
Yes. Mieux vaut avoir le cœur (mais surtout l'estomac, croyez-moi) bien à sa place !!!
Qui dit apparts-hôtels dit « démmerde-toi comme tu peux pour manger ! »
En gros, nous sommes jetés à la rue par la nécessité (et la faim) pour trouver de quoi nous sustenter ! Quel scandale. Scandale qui - au moins - nous permet de parcourir les ruelles du marché aux poissons non pas pour aller au boulot, mais bel et bien pour y trouver notre dîner !
Que demande le peuple ? Du bon poisson frais, sorti tout droit de la mer - et du plomb ? - dans nos assiettes chaque soir... Je vends du rêve, là. Non ?
Enfin - et surtout - nous avons fait la connaissance du club de gym local. Ce qui me permet d'affirmer haut et fort « ils ont tout compris ces japonais !!!! »
MERCI CECILE (voir article suivant)