Enfin - et surtout - nous avons fait la connaissance du club de gym local. Ce qui me permet d'affirmer haut et fort « ils ont tout compris ces japonais !!!! »
MERCI CECILE (voir article suivant)
L'arrivée au club de sport se traduit par les étapes suivantes.
1/ je file ma carte de membre, on me donne une clef ouvrant une des consignes au vestiaire
2/ avant de m'engager dans le club, je me déchausse et confie les chaussures à une dame, qui la met dans une consigne dédiée et m'en donne la clef
3/ j'entre dans le vestiaire des nanas. Ô stupeur ! plus de vingt japonaises sont à poil devant moi. Ôh mon dieu ! Qu'ai-je fait pour cela. Ouh la la. Et moi qui croyait ce peuple pudique. Non mais QUE M'ARRIVE-T-IL ?
Je me déshabille dans des cabines strictement virtuelles puisque le jeu consiste à se foutre à poil au milieu de toutes ces japonaises.
Hop, ni une, ni deux, j'enfile mon maillot. Et mon bonnet japonais tout nouvellement acheté. Et me précipite vers le bassin.
Ouf. Aucune japonaise à poil ne me suit. J'en suis quitte pour au moins 25 minutes sans corps féminin dénudé devant moi.
Bon, direction le bassin. SLASH !!! d'un coup, un jet venant d'on ne sait où m'asperge.
Il y a un œil éléctronique situé à 3 mètres de là... bon à savoir. Mais l'œil est inévitable.
OUF !!! Le jet - contrairement à la piscine de Courbevoie - me fais l'insigne honneur d'être à 33 degrés. « Merde » me dis-je.
Je vais forcément en chier en entrant dans l'eau, après un jet si chaud et agréable.
Que nenni....
L'eau du bassin est elle-même à 33 degrés...
Les trois premières longueurs, j'ai la sensation diffuse que je vais m'évanouir. Ou étouffer. Ou les deux. Enfin, bref, que la température - certes, très agréable - mais très élévée de l'eau aura raison de moi.
NON. Personne n'a raison du kilomètre marmottien. C'est donc bien déterminée que j'achève mon kilomètre dans des souffrances hallucinantes (non, je déconne, j'avais juste de violentes crampes).
Je n'ai pas précisé : durant tout le temps qu'à duré le kilomètre (24 minutes) j'étais SEULE. Mais strictement SEULE dans ma ligne d'eau.
Finis tous ces connards qui - mécontents des deals effectués le matin en salle des marchés - se vengent sur leurs camarades de piscine en nageant le crawl comme des goujats.
Finis tous ces péteux qui - tellement soucieux que tout le monde sache qu'ils existent - aspergent tous leurs voisins jusqu'à trois mètres d'eaux avec leurs battements de pied.
En gros, finis les « je te fais chier à la piscine DONC j'existe ».
Et oui, fini tout ce merdier.
Désormais je suis seule. Résolument seule dans ma putain de ligne d'eau. Et après avoir nagé mon kilomètre, je prends tout mon temps. J'ai bien dit TOUT mon temps pour faire des étirements DANS l'eau... Car c'est le bonheur.
Moi, je vous le dis : le Japon c'est le bonheur.
Et ce n'est pas fini. Sortie de l'eau. A ce moment là je suis ramenée à la réalité et je me souviens soudain que m'attends là-haut une pièce où toutes les nanas sont à poil.
Qu'à cela ne tienne. Je peux toujours traverser la pièce rapidement jusqu'aux douches. Sans me retourner, sans rien. Non ?
Alors c'est parti.
(suite et fin demain soir)